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- 5 juin 2026
Dissociation traumatique : le témoignage de Joëlle, médecin anesthésiste
Joëlle a passé sa vie professionnelle à prendre soin des vies et des corps. Pourtant, pendant 64 ans, elle a vécu avec ce sentiment étrange de ne pas avoir réussi à « habiter » pleinement son propre corps.
Non pas par manque de courage. Mais parce qu’une partie d’elle était restée figée à l’âge de six ans, dans une échoppe obscure d’Algérie où elle subit un viol juste avant de prendre le bateau vers Marseille pour un aller-simple vers une autre vie. Le souvenir est longtemps resté flou et obscur, caché dans les tréfonds de sa mémoire.
Médecin anesthésiste-réanimatrice, formée à la rigueur scientifique, Joëlle n’est pas celle que l’on imaginerait parler de dissociation traumatique, de mémoire cellulaire, de magnétisme ou de travail énergétique. C’est précisément pour cela que son témoignage est si puissant.
Cet article n’est pas un article de plus sur la mémoire et la dissociation traumatique. C’est un pont entre la définition neurologique de la dissociation traumatique et la question douloureuse que beaucoup se posent intérieurement : « Pourquoi, malgré tout ce que j’ai accompli, j’ai toujours l’impression de passer à côté de ma propre vie ?»
Table des matières
Toggle“Je vivais à côté de moi-même” : ce que ressent vraiment une personne dissociée
Dissociation traumatique : définition simple et précise
La dissociation traumatique est une rupture dans la continuité de la conscience. Face à un choc trop violent — agression, abus, mort imminente — le psychisme se fragmente pour survivre. Une partie de soi « part ». L’autre continue à fonctionner.
Ce mécanisme est neurologique, automatique, involontaire. Ce n’est pas une faiblesse. C’est une réponse de survie, et pour certaines personnes, elle dure bien au-delà du danger initial.
Les symptômes d’un traumatisme refoulé que personne ne reconnaît
Les symptômes d’un traumatisme refoulé sont rarement spectaculaires. Ils ressemblent davantage à une fatigue existentielle chronique, difficile à nommer et encore plus difficile à expliquer à son entourage.
Parmi les signes les plus fréquents de dissociation traumatique :
- Sentiment persistant d’absence à soi-même
- Engourdissement émotionnel — on fonctionne sans vraiment ressentir
- Impression d’irréalité dans les moments pourtant importants
- Ennui profond malgré une vie bien remplie
- Sensation diffuse de ne pas mériter ce que l’on a accompli
Joëlle, malgré une carrière brillante, confie avoir « toujours eu l’impression de s’ennuyer dans sa vie ». Ce n’était pas de l’ingratitude. C’était un symptôme.
Dépersonnalisation, déréalisation : quand le corps devient étranger à lui-même
Joëlle décrit son état avec une précision désarmante : « J’avais l’impression d’être derrière un miroir sans tain. Je voyais les autres. Eux ne me voyaient pas vraiment. »
Cette image n’est pas une métaphore poétique. C’est la description exacte de deux états cliniques bien documentés.
La dépersonnalisation désigne le sentiment d’être spectateur de sa propre vie — comme si on regardait depuis l’extérieur. La déréalisation, elle, donne l’impression que le monde environnant n’est pas tout à fait réel, comme enveloppé d’un voile.
Ces deux manifestations de la dissociation traumatique peuvent durer des années, parfois des décennies, sans jamais être identifiées comme telles. Chez Joëlle, elles ont duré 64 ans.
Ce que les neurosciences expliquent et que la clinique ne dit pas encore
La réponse de figement : quand le système nerveux autonome « fait le mort »
Face au danger, le système nerveux autonome dispose de trois réponses : fuir, combattre ou se figer.
Cette troisième voie, la réponse de figement (freeze response), est la moins connue. Pourtant, c’est elle qui est au cœur de la dissociation traumatique. Quand l’agression est inévitable et qu’il n’y a ni issue ni combat possible, le système nerveux coupe le circuit. Il anesthésie. Il dissocie.
Joëlle, à six ans, en Algérie, a activé exactement ce mécanisme. Son agresseur, la croyant morte, l’a épargnée. Son système nerveux avait eu raison : faire la morte lui avait sauvé la vie.
Pourtant, ce même mécanisme est resté actif, silencieusement, pendant six décennies. C’est l’une des réalités les plus cruelles du stress post-traumatique : la protection qui a permis de survivre devient, avec le temps, la prison qui empêche de vivre.
Mémoire implicite et mémoire somatique : pourquoi le trauma se loge dans le corps
Le trauma ne se stocke pas comme un souvenir ordinaire. Il ne s’archive pas dans la mémoire narrative — celle qu’on peut raconter, dater, contextualiser. Il s’enfouit dans la mémoire implicite : sensorielle, corporelle, préverbale. C’est ce que les thérapeutes spécialistes nomment la mémoire somatique.
Concrètement, cela signifie que le corps sait ce que le mental a oublié. Il porte des tensions inexpliquées, des réactions disproportionnées, une vigilance permanente, sans qu’aucun souvenir conscient ne justifie ces états.
Ainsi, Joëlle a pu traverser une carrière médicale exigeante, mener une vie en apparence accomplie et rester simultanément figée dans une mémoire traumatique qu’elle ne possédait plus consciemment. Le corps, lui, n’avait rien oublié.
Amygdale, fragmentation de la conscience et dissociation traumatique
L’amygdale cérébrale est le détecteur d’alarme du cerveau. En situation de danger extrême, elle prend le commandement et court-circuite le cortex préfrontal — le siège du raisonnement et de la mise en récit.
De ce fait, le souvenir traumatique n’est pas intégré de façon cohérente. Il se fragmente : une odeur par-ci, une voix par-là, une sensation dans le ventre. Des bribes sans récit, des flashs sans contexte.
C’est précisément ce que Joëlle décrit pendant des décennies, jusqu’au jour où une seule phrase a tout reconstitué. Cette fragmentation de la conscience est la signature neurologique de la dissociation traumatique.
La dissociation traumatique et le stress post-traumatique (SSPT) partagent d’ailleurs ce même mécanisme de fragmentation — même si leurs expressions cliniques diffèrent. Comprendre l’un aide souvent à reconnaître l’autre.
Dissociation traumatique d’enfance : un trauma peut rester enfoui 64 ans
Le cas de Joëlle : médecin réanimatrice, cartésienne, dissociée depuis l’âge de 6 ans
Joëlle a aujourd’hui 70 ans. Elle a exercé comme médecin anesthésiste-réanimatrice pendant des décennies, dans des environnements hospitaliers à haute exigence scientifique. C’est ce profil — rationnel, rigoureux, formé au doute méthodique — qui rend son témoignage si singulier face à la dissociation traumatique.
Car en décidant de se former au magnétisme auprès de Bruno Vikelas, Joëlle ne venait pas chercher une guérison mystique. Elle était en quête d’une explication. « Je voulais comprendre pourquoi, depuis 2023, des choses inexplicables se produisaient. »
Ce qu’elle a trouvé à la place : un souvenir enfoui depuis l’âge de six ans. Un traumatisme d’enfance si profondément dissocié qu’il avait traversé intact, silencieux et dévastateur, toute une vie professionnelle et personnelle. La dissociation traumatique d’enfance ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine. Elle peut coexister avec l’intelligence, la réussite, le sang-froid. En réalité, elle les alimente parfois.
Quand le souvenir traumatique est fragmenté : bribes, flashs et blackout mémoriel
L’un des aspects les plus déroutants du trauma refoulé est son mode d’apparition.
Le souvenir ne revient pas d’un bloc. Il arrive par fragments : une odeur, une voix, une sensation physique soudaine — puis il disparaît à nouveau, comme aspiré. Joëlle décrit exactement ce processus : « Il y avait eu des bribes et des flashs auparavant. Mais le puzzle ne se reconstituait pas. »
En outre, ces fragments sont souvent vécus comme des intrusions inexplicables plutôt que comme des souvenirs. Le sujet perçoit une réaction émotionnelle disproportionnée, un malaise corporel sans cause apparente, une vigilance chronique — sans jamais faire le lien avec un événement précis.
Ce blackout mémoriel n’est pas un oubli ordinaire. C’est une protection active du système nerveux. Et cette protection, aussi nécessaire qu’elle ait été, a un coût : celui de vivre à côté de soi pendant des années.

« Mourir pour vivre » : comment une phrase a déverrouillé 64 ans de mémoire traumatique
Lors de sa formation en magnétisme, Bruno Vikelas prononce une phrase : « mourir pour vivre. »
Pour la plupart des participants, il s’agit d’une une formule philosophique abstraite. Pour Joëlle, c’est une clé.
En un instant, le puzzle se reconstitue. La voix de l’agresseur, le mur, la petite fille immobile, tout remonte. Non pas comme une douleur insupportable, mais comme une évidence enfin nommée.
« J’avais fait semblant d’être morte pour qu’il me laisse en vie. Et j’avais continué à faire semblant… pendant 64 ans. »
C’est ce que les traumatologues appellent la résolution du trauma : le moment où le fragment dissocié retrouve son contexte, son sens, sa place dans le récit de vie. La mémoire traumatique reste présente — mais elle perd sa charge émotionnelle paralysante. Une phrase. Six décennies libérées.
Mémoire traumatique et limites des thérapies classiques
Pourquoi la parole seule ne suffit pas toujours à libérer un trauma
La psychothérapie classique repose sur un postulat simple : mettre des mots sur des maux, raconter ce qu’on a vécu permet de s’en libérer. Ce postulat est juste, mais jusqu’à un certain point.
Car la mémoire traumatique ne fonctionne pas comme un récit. Elle ne s’archive pas en phrases. Elle s’inscrit dans le corps, dans les viscères, dans ces micro-tensions que personne ne voit mais que tout le monde ressent confusément.
Joëlle en est l’illustration parfaite. Pendant des années, elle savait intellectuellement qu’elle avait vécu des choses difficiles. Pourtant, quelque chose résistait, une zone d’ombre que les mots ne parvenaient pas à éclairer. Ce n’est pas un échec de la thérapie. C’est simplement la limite naturelle du langage face à ce qui s’est passé avant lui, ou malgré lui. La dissociation traumatique, précisément, s’est construite pour échapper aux mots.
EMDR, thérapies somatiques, travail énergétique : un spectre plus large
Heureusement, le paysage thérapeutique s’est considérablement enrichi ces vingt dernières années.
L’EMDR agit directement sur l’encodage mémoriel traumatique par désensibilisation. Les thérapies somatiques, comme la Somatic Experiencing de Peter Levine, travaillent à partir des sensations corporelles plutôt que du récit verbal. Le travail énergétique, enfin, opère sur la mémoire cellulaire — ces empreintes laissées par le choc dans le corps subtil, bien au-delà de ce que le mental conscient peut atteindre.
Ces approches ont un point commun : elles contournent le mental pour atteindre ce que le corps garde en mémoire. Pour quelqu’un comme Joëlle — dont la dissociation traumatique était préverbale, fragmentée, enfouie sous des décennies de vie cartésienne, ce contournement n’était pas un luxe. C’était une nécessité.
Ce que cherchent réellement les personnes dissociées
Les personnes qui vivent avec une dissociation traumatique ne sont pas toujours à l’affut d’un simple diagnostic. Souvent, elles cherchent quelque chose de plus vital et fondamental : une reconnaissance.
Une confirmation que ce sentiment diffus de ne pas être vraiment là, ne pas vraiment ressentir, ne jamais être tout à fait en paix avec soi-même n’est pas une bizarrerie personnelle. Que ce n’est pas leur faute.
Et parfois, ils cherchent une approche capable de toucher cet endroit-là. Pas seulement d’en parler, mais d’atteindre autrement la zone énergétique, l’espace intangible où la dissociation traumatique s’est logée. C’est précisément ce que Joëlle a trouvé. Non pas dans un cabinet, mais dans une formation en magnétisme.
Le magnétisme : une voie énergétique vers la libération du trauma
Qu’est-ce que le magnétisme?
Le magnétisme thérapeutique d’aujourd’hui ne travaille pas avec l’énergie du praticien. C’est là une distinction fondamentale avec certaines pratiques plus anciennes qui mettaient en jeu l’énergie propre du magnétiseur.
Dans l’approche de Bruno Vikelas, le magnétiseur est un émetteur. Il capte et dirige l’énergie universelle, cette énergie de création qui traverse le praticien sans l’épuiser. Le client, lui, en est le récepteur. Entre les deux s’établit une intention commune — définie ensemble lors d’une anamnèse approfondie — qui oriente le soin vers sa cible précise.
Car avant d’agir, il faut localiser. L’anamnèse consiste à descendre dans la structure non-consciente de la personne pour identifier la cause profonde de sa problématique — la cause de la cause, voire la cause de la cause de la cause. C’est là, dans ces couches inaccessibles au mental, que la dissociation traumatique s’est réellement logée.
Une fois l’intention posée, l’énergie universelle est commandée dans cette direction. Elle vient alors faire son travail de transmutation — libérant les mémoires cellulaires figées, dissolvant les empreintes énergétiques du trauma, restaurant la circulation là où elle s’était interrompue.
Cette énergie traverse le praticien. Elle ne vient pas de lui. C’est précisément ce qui rend l’approche durable — et profondément différente du magnétisme traditionnel, où le guérisseur puisait dans ses propres ressources jusqu’à s’épuiser.
Comment savoir si on a du magnétisme : signes et sensibilités
La question revient souvent : comment savoir si on a du magnétisme ?
Certains signes peuvent indiquer une sensibilité énergétique naturelle — qui, travaillée, peut devenir une véritable capacité de soin :
- Chaleur ou picotements dans les mains sans raison apparente
- Empathie somatique intense — ressentir physiquement les émotions des autres
- Intuitions corporelles fréquentes et souvent justes
- Effet apaisant spontané sur les personnes ou les animaux en présence
- Hypersensibilité aux atmosphères et aux énergies ambiantes
Ces sensibilités ne sont pas des anomalies. Ce sont, bien souvent, des aptitudes naturelles qui n’attendent qu’un cadre pour se développer pleinement. Savoir si on a du magnétisme, c’est avant tout apprendre à écouter ce que le corps signale depuis longtemps.
Formation en magnétisme : à qui s’adresse-t-elle vraiment ?
Une formation en magnétisme ne s’adresse pas seulement à ceux qui souhaitent soigner les autres. Elle s’adresse d’abord à ceux qui veulent se comprendre eux-mêmes.
C’est exactement l’intention de Joëlle en rejoignant la formation de Bruno Vikelas. Elle ne venait pas apprendre une technique. « Je voulais voir si cela pouvait expliquer tout ce qui m’était arrivé depuis 2023 », confie-t-elle.
Ce qu’elle a trouvé dépasse largement cette attente. La formation a créé un espace où ce qui avait longtemps été tu a pu remonter à la surface et où la dissociation traumatique qu’elle portait depuis l’enfance a enfin pu être reconnue, nommée et intégrée.
Pourquoi le magnétisme peut atteindre ce que la parole n’a pas libéré
Le magnétisme n’est pas en concurrence avec la psychothérapie. Il opère sur un registre différent et complémentaire.
Là où la thérapie verbale travaille sur le récit, le magnétisme travaille sur la mémoire cellulaire : ces empreintes énergétiques que le corps conserve bien après que le mental a tenté d’oublier. C’est précisément là que la dissociation traumatique s’enracine, et c’est précisément là que ce travail peut l’atteindre.
Joëlle le formule avec la précision d’une clinicienne : après la formation, elle a perçu des « neurones lumière » — des biophotons neuronaux — réorganiser son cerveau de l’intérieur. Dix jours après la semaine de formation, tout s’était restructuré. Le souvenir traumatique était toujours là. Mais il avait perdu sa charge émotionnelle paralysante. Ce n’est pas l’oubli, mais de l’intégration.
La guérison par le corps : réintégration corporelle et travail énergétique
Qu’est-ce que la réintégration corporelle ?
La réintégration corporelle désigne le processus par lequel une personne affectée par la dissociation traumatique retrouve un sentiment d’habitation de son propre corps.
Après un trauma profond, le corps devient un endroit dangereux, voire hostile. On le quitte, parfois littéralement, comme lors d’une expérience de sortie de corps, parfois silencieusement, en cessant simplement de le ressentir. La réintégration, c’est le chemin inverse. Ce n’est pas spectaculaire. C’est souvent discret, presque banal dans sa formulation et pourtant immense dans ce qu’il représente.
Joëlle le résume en trois mots, après sa semaine de formation avec Bruno Vikelas : « Je suis là. »
Trois mots. Une vie entière pour y arriver.
Ancrage, mémoire cellulaire, empreintes énergétiques
Le travail proposé par Bruno Vikelas repose sur plusieurs axes qui se complètent naturellement.
L’ancrage — ou grounding — ramène la conscience dans le corps et dans l’instant présent. C’est le premier geste contre la dissociation traumatique : retrouver le sol sous ses pieds, le souffle dans sa poitrine, le poids de sa propre présence. Sans ancrage, tout le reste reste flottant.
À partir de là, la libération des empreintes énergétiques devient possible. Ces traces laissées par les chocs dans le corps subtil ne disparaissent pas spontanément, elles s’accumulent, se superposent, colorent silencieusement toute une existence.
C’est sur elles que travaille la mémoire cellulaire : cette capacité du corps à conserver l’enregistrement d’un trauma bien au-delà de la mémoire consciente. Aller chercher la guérison à ce niveau-là, c’est aller là où la dissociation traumatique s’est réellement logée.
Ce que Joëlle a vécu pendant et après la formation
Le premier soir de la formation a failli être le dernier. Tout allait à l’encontre de ce qu’elle avait appris pendant trente ans de médecine. Pourtant, quelque chose l’a retenue.
Le jeudi, le souvenir traumatique est remonté, violemment, précisément, complètement. Comme si une porte s’ouvrait sur une salle longtemps murée.
« C’était comme insérer une clé dans un mécanisme compliqué. Tout s’est ouvert d’un coup. »
Dans les dix jours qui ont suivi, Joëlle a traversé une réorganisation intérieure intense, puis le calme. Un calme qu’elle n’avait peut-être jamais connu vraiment. Le souvenir était toujours là. Mais il ne faisait plus mal de la même façon. Il avait rejoint sa juste place : celle d’un événement du passé, non plus d’une prison silencieuse où la dissociation traumatique l’avait maintenue captive pendant 64 ans.
« La vie s’ouvre devant moi à 70 ans » : le message de Joëlle
Stratégies d’auto-apaisement pour les épisodes dissociatifs
En attendant un accompagnement professionnel, certaines pratiques simples peuvent aider à traverser un épisode dissociatif au quotidien :
- Ancrage sensoriel : nommer à voix haute cinq choses visibles, quatre sons, trois sensations tactiles pour ramener la conscience dans le présent
- Respiration ventrale lente : inspirer quatre secondes, expirer six pour activer le système nerveux parasympathique
- Contact physique avec le sol : pieds nus sur une surface naturelle, si possible
- Toucher ferme et conscient : poser les deux mains à plat sur les cuisses, sentir le poids de son propre corps
- Voix intérieure bienveillante : se dire doucement « je suis là, je suis en sécurité »
Ces pratiques ne remplacent pas un travail de fond sur la dissociation traumatique. Mais dans les moments difficiles, elles peuvent faire la différence entre se perdre et se retrouver.
Comment savoir si le travail énergétique peut vous aider
Le travail énergétique n’est pas réservé aux personnes déjà converties à la spiritualité. Joëlle, médecin cartésienne, en est la preuve vivante.
Il peut être pertinent si vous vous reconnaissez dans l’un de ces signes :
- Vous avez l’impression de fonctionner sans vraiment vivre
- Les thérapies verbales ont apporté une compréhension intellectuelle, mais pas de soulagement durable
- Vous portez une fatigue ancienne, inexplicable, qui précède tout stress identifiable
- Vous avez des réactions émotionnelles ou corporelles disproportionnées dans certaines situations
- Vous avez toujours su que quelque chose, en vous, était resté bloqué — sans pouvoir le nommer
Si plusieurs de ces points résonnent, c’est peut-être que votre corps attend, lui aussi, qu’on lui parle enfin dans sa langue. La dissociation traumatique n’est pas une fatalité — et la formation de Bruno Vikelas en est, aujourd’hui, une démonstration concrète.
Il n’est jamais trop tard !
Joëlle a 70 ans. Et c’est à 70 ans qu’elle dit, pour la première fois de sa vie, que « la vie s’ouvre devant elle ».
Ce n’est pas une formule, c’est un message à toutes celles et tous ceux qui pensent avoir trop attendu, trop subi, trop construit autour de leur blessure pour pouvoir encore la défaire.
La mémoire traumatique n’est pas une prison définitive. Le corps — ce corps qu’on a parfois quitté depuis si longtemps — est capable d’une réorganisation que même les neurosciences commencent à documenter. Et le travail énergétique, pour ceux qui osent le franchissement, peut être la clé que rien d’autre n’avait su trouver.
Joëlle ne regrette qu’une chose.
« Ne perdez pas autant de temps que moi. »
C’est peut-être la phrase la plus importante de son témoignage !

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